Economie locale

Construction d’un puits et achat de chèvres

Niger

Lieu : au nord du Niger

Contexte : Le Niger fait partie des pays les plus pauvres du monde. Son économie repose essentiellement sur l’agriculture, l’élevage et l’exploitation de ses matières premières. L’élevage à lui tout seul représente 14% du PIB et fait vivre près de 30% de la population. La campagne 2004-2005 a été désastreuse, en raison de la sécheresse et de l’invasion des criquets pèlerins qui a touché l’ouest du continent. Avec la famine de 2005, plus de 3 millions de personnes connaissent de graves problèmes. Les Touaregs qui vivent quasi uniquement de l’élevage sont particulièrement touchés. L’eau est essentielle pour faire vivre le troupeau dont dépend la vie des hommes. Le campement de Takia qui comprend environ 2000 personnes est très isolé. En 2004, CDC Développement solidaire a déjà aidé cette population par la création de 5 coopératives féminines, projet qui a responsabilisé les femmes en leur permettant de disposer d’aliments de base, de médicaments et d’une caisse de secours pour prévenir les aléas futurs.

Objectif : Afin de lutter contre la pauvreté et de prévenir les crises alimentaires, le creusement de puits, l’achat de chèvres et le développement de boutiques féminines sont indispensables dans cette région.

Nature de l’investissement : Terminer le creusement d’un puits, acheter des chèvres et créer une boutique coopérative féminine.

Association : Orion Amanar

Coût total : 17 200 €

Financement accordé : 12 900 €

Bilan au 22 mars 2007 :

Les travaux du puits de Takia ont débuté fin juin 2006 et creusement a progressé très vite. Les puisatiers n’ont pas rencontré de couche rocheuse. Les buses en ciment ainsi que les 4 poulies et leur support en bois ont été posés en fin d’année.

Le bureau de la coopérative a été élu. La boutique est un « hangar » en cannes de mil sous une charpente faite de branchages divers. Un magasin en briques de banco est ultérieurement prévu. Les achats pour la boutique ont été faits chez un grossiste de Tchintabaraden, la ville la plus proche.

Le projet prévoit aussi l’achat de 480 chèvres ; à ce jour un cheptel de 320 chèvres a été acheté. Les prix sont restés élevés : du fait des orages tardifs mais abondants, il y avait beaucoup d’herbe et les éleveurs n’étaient pas pressés de vendre. Selon leur composition, 80 familles ont reçu 3, 4 ou 5 chèvres. L’opération se fait par le remboursement des chèvres données (lesquelles sont données à d’autres familles), dans le cadre d’un micro crédit particulier, sans mouvement d’argent et sans frais.

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