Education

Construction d’un collège d’enseignement secondaire

Lieu : village de Ramong’Yiri au Centre du Burkina Faso

Contexte : Même si l’école est obligatoire de six à seize ans au Burkina Faso, beaucoup d’enfants par manque de places ne peuvent être admis qu’au-delà de l’âge de 8 ans, et de nombreux autres, surtout dans les campagnes mais même à proximité des grandes villes, arrêtent leurs études à la fin du CM2.

A cela quatre raisons conjoncturelles : de nombreux parents ne peuvent se passer de l’aide de leurs enfants aux champs ; les écoliers du primaire qui ont une moyenne insuffisante ne peuvent accéder qu’à des collèges privés, dont les frais d’inscription sont inabordables pour la plupart des familles ; il y a un manque crucial de places dans les établissements secondaires publics en général et enfin et en particulier, il y a encore moins de collèges publics en périphérie des villes.

Pourtant, les mentalités évoluent au Burkina Faso, et notamment grâce aux mamans d’élèves. Celles-ci comprennent aujourd’hui que permettre à leurs enfants de poursuivre leurs études plus longtemps et de décrocher un diplôme, c’est construire l’avenir de la famille à long terme.

Faute de collèges publics en nombre suffisant, se sont développées des institutions privées mais la scolarité étant alors payante, les écoliers qui ont réussi brillamment leurs études primaires mais qui sont dans la quasi-totalité issus de familles très pauvres, ne peuvent y accéder. Et ces institutions privées sont de facto une « aubaine » pour de moins bons élèves mais dont les parents font partie de la très petite caste de privilégiés, et qui eux peuvent financer les études de leurs enfants, ceci sans problème y compris après le Baccalauréat.

Ce système public / privé est donc moralement très injuste envers la grande majorité des écoliers pourtant méritants. C’est la raison principale qui a fait que l’antenne locale du Ministère de l’Education, basée à Koudougou, a sollicité CODEGAZ pour la réalisation de collèges publics. La deuxième raison qui explique cette fois-ci le montage du présent projet, est que depuis que le collège public construit dans le village de Kassou (commune de Koudougou) est ouvert, toutes les autorités locales mais aussi les membres de CODEGAZ en mission dans la région s’accordent à dire que ce projet antérieur est une réussite.

La construction d’un nouveau collège à Ramong’Yiri permettrait à tous les écoliers (300 à 320 adolescents) de poursuivre leurs études sans contraintes financières pour leurs familles, donc sans déplacements obligés pour eux et payants vers Koudougou pour continuer à étudier.

Les villages « impactés » par ce collège sont au nombre de 23 dont 13 « simplement », de la commune de Ramongo, mais dans la plupart des villages avec assez peu d’écoliers. Evidemment la priorité sera donnée aux élèves déjà inscrits dans l’école primaire de Ramong’yiri, qui eux déjà viennent de ce village et de plusieurs des 23 villages environnants.

A l’horizon 2017 il y aurait ainsi deux « plateformes » d’enseignement situées à assez peu de distance, permettant à environ 1600 enfants chaque année, habitant dans des villages isolés, d’étudier dignement et durablement.

Objectifs :
- Améliorer les conditions de scolarisation d’enfants vivant en zone rurale
- Améliorer les conditions de travail des enseignants (entre 5 et 10), du directeur et du personnel administratif

Nature de l’investissement :
- Construction d’un bâtiment scolaire de 4 classes pouvant recevoir chacune 60 à 70 élèves, d’un magasin de stockage de denrées alimentaires, de bureaux administratifs et de 2 blocs de latrines.
- Achat équipement en mobiliers : tables bancs, armoires, bureaux, estrades

Financement accordé : 20 000 € sur un budget de 97 095 €
Association partenaire : CODEGAZ

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